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May 18, 2026

Menaces internes liées à l’IA : comment l’IA générative transforme le risque interne

Ce blog examine comment l’IA a transformé le paradigme de compréhension, et de traitement, des menaces internes. Il explore également une approche de défense en profondeur et aborde ce que les RSSI et les responsables de COS peuvent faire pour protéger leur organisation contre les menaces internes liées à l’IA.
Inside the SOC
Darktrace cyber analysts are world-class experts in threat intelligence, threat hunting and incident response, and provide 24/7 SOC support to thousands of Darktrace customers around the globe. Inside the SOC is exclusively authored by these experts, providing analysis of cyber incidents and threat trends, based on real-world experience in the field.
Written by
Jason Lusted
AI Governance Advisor
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18
May 2026

Comment l’IA générative transforme le comportement des utilisateurs internes

Les systèmes d’IA, en particulier les plateformes génératives telles que les chatbots, sont conçus pour interagir avec les humains. Ils sont dotés de capacités de réponse extraordinaires, semblables à celles des humains, qui peuvent à la fois confirmer et amplifier les idées et idéologies humaines, offrant ainsi un partenariat cognitif séduisant entre la machine et l’humain.  Face à la menace que représentent les acteurs internes, la diversité des interactions offertes par l’IA peut considérablement accélérer un incident lié à une menace interne et faciliter la mise en place de nouvelles plateformes d’attaque permettant de mener des actes malveillants de l’intérieur.  

Cet article propose une analyse sur la manière d’appréhender ce nouveau paradigme du risque interne, et expose les principes clés de gouvernance permettant aux RSSI, RSE et responsables SOC de gérer les menaces inhérentes au risque interne lié à l’IA.

Qu’est-ce qu’une menace interne ?

Il existe de nombreuses définitions, dans l’industrie ou les pouvoirs publics, de ce qui constitue une menace interne. Essentiellement, il s’agit du préjudice causé lorsque l’accès de confiance à des informations, actifs et membres sensibles de votre personnel est utilisé à mauvais escient, à des fins malveillantes ou par négligence.  

Les méthodologies traditionnelles de gestion des menaces internes reposent depuis longtemps sur deux concepts clés : l’assurance quant aux personnes ayant accès à des actifs sensibles, et un système de défense multicouche pour surveiller toute violation de vulnérabilité. Cela s’effectue souvent à la fois avant, et après que l’accès a été accordé. Dans la phase préalable à l’accès, cette assurance s’obtient par le biais de vérifications de sécurité ou lors du recrutement. Une fois l’accès accordé, des contrôles tels que la gestion des accès à privilèges, et l’architecture confiance zéro offrent plusieurs couches défensives.

Comment l’IA transforme-t-elle le paradigme de la menace interne ?

Bien que ces deux concepts restent au cœur de la gestion des menaces internes, l’introduction de l’IA apporte trois nouveaux aspects clés qui vont remodeler le paradigme.

L’IA peut agir comme un amplificateur cognitif, influençant et affectant les motivations qui peuvent conduire à des activités internes malveillantes. Cela concerne tout particulièrement l’acteur malveillant interne délibéré, c’est-à-dire une personne qui envisage de commettre un acte préjudiciable de l’intérieur. Ces personnes peuvent désormais se tourner vers les systèmes d’IA pour valider leur raisonnement, obtenir des éclairages uniques et, surtout, trouver des raisons de passer à l’action. Les systèmes génératifs étant conçus pour interagir avec les utilisateurs et abonder dans leur sens, un système d’IA utile peut ainsi se transformer en une dangereuse machine à encourager les dérives pour les personnes ayant des intentions malveillantes en interne.  

L’IA peut faire office de levier opérationnel. L’IA peut désormais développer et élargir la gamme d’outils nécessaires pour perpétrer des actes malveillants d‘initié. De nouvelles plateformes d’ingénierie sociale telles que le vishing et les deepfakes confèrent aux cyberadversaires un nouvel avantage pour causer des préjudices d’origine interne. L’IA peut générer des solutions et des plateformes opérationnelles à une vitesse toujours plus élevée ; souvent sans qu’une expertise métier humaine soit nécessaire pour exécuter les activités. Tandis qu’on attend toujours plus des capacités avancées de l’IA, le seuil d’accès requis pour exploiter ces plateformes a quant à lui considérablement baissé.

L’IA peut agir comme une menace interne semi-autonome, en particulier lorsque des systèmes d’IA agentique ou des identités non humaines se voient accorder un large degré d’ autonomie ; cela a pour effet de créer un vecteur de préjudices internes avec peu ou pas de supervision ou de contrôle humain. À mesure que les agents IA prennent en charge bon nombre des couches d’orchestration autrefois réservées aux humains, ils le font sans être soumis à certaines des restrictions d’autorisations qui s’appliquent généralement aux comptes de service. Compte tenu de l’étendue de leurs accès et de leur autorité, ces identités non humaines (INH) peuvent elles-mêmes devenir la cible d’intentions malveillantes de la part d’initiés.  Cela fait généralement référence aux risques croissants d’injection de prompt, d’empoisonnement ou d’autres formes de biais intégrés. À bien des égards, cela reflète les risques d’ingénierie sociale auxquels les humains sont traditionnellement confrontés. Même en l’absence de tentatives délibérées ou malveillantes visant à les corrompre, les systèmes d’IA et les agents IA peuvent mener des actions involontaires ; ce qui peut créer des vulnérabilités aux préjudices internes et donc des opportunités d’attaque.

Comment se prémunir contre les menaces internes liées à l’IA

Les surfaces d’attaque de plus en plus étendues, créées ou facilitées par l’IA, suscitent une inquiétude croissante.  Dans les propres recherches de Darktrace sur la cybersécurité liée à l’IA, les risques introduits, et reconnus, par la prolifération des outils et systèmes d’IA continuent de dépasser les politiques traditionnelles et les garde-fous de gouvernance. 22 % des personnes interrogées dans l’enquête ont cité « l’utilisation abusive interne facilitée par l’IA générative » comme une préoccupation majeure en matière de menaces.  Et pourtant, dans la même enquête, seuls 37 % de l’ensemble des personnes interrogées disposent de politiques formelles encadrant l’utilisation sûre et responsable de l’IA.  Cela fait apparaître un écart important et préoccupant entre les risques connus et les inquiétudes liées aux menaces, mais aussi à notre capacité (et les ressources) à les atténuer.

Que peuvent faire les RSSI et les responsables SOC pour protéger leur organisation contre les menaces internes liées à l’IA ?  

Face à l’adaptation rapide, à l’adoption et au déploiement à grande échelle des systèmes d’IA, la mise en place d’une gouvernance de l’IA adaptée est un impératif. Sur le long terme, trouver le juste équilibre entre les gains de productivité générés par l’IA et le respect rigoureux des exigences de conformité ne peut être que bénéfique. Il sera crucial d’adapter les dispositifs traditionnels de lutte contre les menaces internes afin de prendre en compte les nouveaux risques liés à l’utilisation de l’IA. Tout comme il sera essentiel de comprendre l’intérêt des systèmes d’IA qui renforcent la résilience de votre cybersécurité plutôt que de la compromettre.

Pour les personnes en charge de la sécurité et de la protection des actifs et des données de leur entreprise, la manière dont l’IA a bouleversé le paradigme des menaces internes peut sembler intimidante.  L’adoption d’une gouvernance de l’IA solide et adaptée peut être difficile à mettre en place en raison du volume et de la complexité des systèmes à surveiller. Outre les mesures traditionnelles d’atténuation des menaces internes, telles que la surveillance des utilisateurs, les contrôles d’accès et la gestion active, la rapidité et l’autonomie de certains systèmes d’IA nécessitent différentes couches de contrôle supplémentaires.  

Comment Darktrace aide à se prémunir contre les menaces internes liées à l’IA

Darktrace a démontré qu’il est possible, grâce à des plateformes telles que notre Cyber AI Analyst propriétaire et à notre dernier produit, Darktrace / SECURE AI, de rendre les systèmes d’IA capables d’apprendre par eux-mêmes, de s’autoévaluer et de résister aux comportements imprévisibles de l’IA, tout en offrant des résultats impressionnants. Ces solutions viennent compléter les stratégies traditionnelles des COS et des RSSI pour lutter contre les menaces internes.  

Avec / SECURE AI, certains risques éphémères liés à l’utilisation de l’IA peuvent être plus facilement encadrés.  Plus précisément, la capacité à surveiller les prompts conversationnels (qui peuvent à la fois influencer les résultats de l’IA et révéler d’éventuelles tentatives de manipulation de l’IA, signalant ainsi précocement une intention malveillante interne) ; l’observation en temps réel de l’utilisation et du développement de l’IA (mettant en évidence d’éventuels angles morts entre le développement et le déploiement de l’IA) ; la détection de l’IA fantôme (révélant les outils et agents non approuvés dans l’ensemble de votre infrastructure informatique) ; et la capacité à savoir quelles identités (humaines ou non humaines) disposent de droits d’accès. Toutes ces fonctionnalités s’appuient sur les structures solides déjà en place pour la gestion des menaces internes.  

Comment adopter une approche de défense en profondeur face aux menaces internes liées à l’IA

Même sans ces outils, il existe quatre domaines clés dans lesquels des contrôles robustes et plus efficaces peuvent atténuer la menace interne liée à l’IA.  Chacun des éléments ci-dessous propose une approche de défense en profondeur : associer la prise en compte et la compréhension d’un vecteur de menace interne à des contrôles qui peuvent renforcer vos défenses.  

Contrôles d’identité et d’accès

Bien comprendre les entités qui peuvent accéder à vos informations, actifs et membres sensibles de votre personnel constitue la première étape pour comprendre le contexte dans lequel des préjudices liés aux menaces internes peuvent survenir.  L’IA a montré que les opérateurs de chair et d’os ne sont pas les seuls à pouvoir perpétrer des menaces internes ; les identités non humaines (telles que les systèmes d’IA agentique) peuvent agir de manière autonome et libre si elles disposent des identifiants appropriés. En traitant les identités non humaines de la même manière que les opérateurs humains (plutôt que comme de simples outils informatiques utiles), et en ajoutant des mesures similaires d’atténuation et de gestion, vous pouvez protéger à la fois votre entreprise, et les identités qui lui sont associées contre toute intention malveillante d’origine interne.

Visibilité et détection de l’IA fantôme

Configurer soigneusement les systèmes d’IA, ainsi que maintenir une surveillance interne, peut aider à identifier l’utilisation de « IA fantôme », définie comme l’utilisation d’outils d’IA non approuvés sur le lieu de travail. L’adoption de l’IA fantôme pourrait résulter d’une préférence délibérée ou d’une recherche de raccourcis amenant les personnes à utiliser des systèmes et des modèles qu’elles connaissent, même s’ils ne sont pas approuvés. Outre certains risques inhérents, du point de vue des performances, à l’utilisation de l’IA fantôme (comme les fuites de données et les actions indésirables), celle-ci pourrait également préfigurer de sérieux préjudices de la part d‘initiés (que ce soit par des tentatives délibérées de contourner les contrôles habituels, ou en créant des failles au moyen d’outils non mis à jour ou non homologués).

Garde-fous des prompts et des sorties

La possibilité de mettre en place des garde-fous pour les systèmes d’IA offre une sorte de couche traditionnelle de « protection périmétrique » dans l’architecture de défense de l’IA. Elle permet de vérifier les prompts et les réponses au regard des vecteurs de menace connus ou des méthodes de gestion des menaces internes. À elles seules, ces mesures de protection traditionnelles n’offrent qu’une assurance limitée.  Toutefois, si cette approche est associée à une détection des menaces axée sur le comportement et à un système d’application des règles qui dissuade les activités internes malveillantes comme accidentelles, elle offrirait une capacité de confinement considérable dans le cadre d’une défense en profondeur.  

Journalisation forensique et préparation à la réponse aux incidents

La détection, la collecte de données, l’analyse forensique et l’investigation sont des éléments inhérents à toute stratégie efficace d’atténuation des menaces internes. Pour bien comprendre l’ampleur ou la portée de toute activité interne suspectée (par exemple, déterminer si elle était délibérée, ciblée ou susceptible de se reproduire), cette riche source d’analyse pourrait se révéler inestimable.  À mesure que la nature des activités commerciales devient de plus en plus éphémères : les actifs étant sécurisés dans des conteneurs distants, les informations analysées au moyen d’architectures temporaires ou basées sur le cloud, et les nœuds d’accès répartis au-delà du champ de visibilité direct des équipes de sécurité internes ; le développement d’une gouvernance de l’IA fondée sur le confinement, la détection et l’application des politiques gagnera toujours plus en importance.

L’activation de ces contrôles peut offrir une visibilité sur certains des risques souvent évoqués en rapport à la gestion de l’IA et améliorer leur supervision. Avec des analyses de données adaptées et une supervision humaine appropriée des actions à haut risque, une telle approche peut mettre en lumière les principales inquiétudes soulevées par un nouveau paradigme de menaces internes liées à l’IA ; à condition de :

  • S’assurer que les systèmes d’IA délibérément mal configurés sont rendus visibles via des contrôles réguliers.
  • Signaler tout changement dans l’activité des systèmes susceptible d’indiquer des actes malveillants d’initié ; qu’ils soient malveillants ou accidentels.
  • Promouvoir un processus sécurisé dès la conception qui décourage et dissuade les velléités d’initié.
  • Garantir que le plan de contrôle des accès basés sur l’identité couvre les personnes, les identités non humaines (NHI) et les modèles d’IA, et :
  • Proposer des stratégies de confinement positives qui aideront à calibrer le degré de contrôle exercé sur l’IA et à minimiser les activités indésirables.

Pourquoi la menace interne reste un défi humain

À la base, quelle que soit sa configuration, l’IA reste un outil algorithmique ; quelque chose conçu pour automatiser, traiter et gérer des fonctions informatiques à la vitesse d’une machine, et accroître la productivité.  Même lorsque les meilleures défenses de cybersécurité sont en place, la réussite d’un programme de gestion des menaces internes dépendra toujours de la capacité des opérateurs humains à identifier, à effectuer le triage et à gérer la surface d’attaque exposée aux menaces internes.  

Dans l’absolu, les politiques de gouvernance de l’IA, les points d’arrêt contrôlés par « l’humain dans la boucle » et les fonctions de surveillance automatisées ne permettront pas de se prémunir complètement contre les actes malveillants d‘initié ; à moins, bien sûr, qu’émerge une volonté de gérer cette question de manière proactive, en s’appuyant sur une culture solide axée sur la prévention des abus de confiance et de responsabilités.

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Jason Lusted
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October 26, 2026

PHP Vulnerabilities, ARTEX and the Growing Role of AI in Cyber Attacks

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The disclosure of CVE-2026-109618 and CVE-2026-109619 placed immediate pressure on organizations running PHP. Both vulnerabilities can allow unauthenticated remote code execution, including in products and appliances where PHP is embedded, and updates depend on third-party vendors [1].

Early guidance focused on patching internet-facing systems and monitoring for behavior associated with successful exploitation, including unexpected command execution, Webroot changes and outbound connections from PHP servers.

Darktrace observed widespread scanning across monitored environments involving hundreds of distinct source IP addresses that public reporting has associated with activity targeting the PHP vulnerabilities. The volume of scanning was significantly greater than the evidence available for successful exploitation. For analysts, that distinction is important. Scanning demonstrates interest in exposed infrastructure; establishing compromise requires evidence of subsequent behavior on the targeted system, including command execution, file modification or unexpected outbound communication.

PHP is not an isolated example. Imperva subsequently demonstrated remote code execution against a vulnerable Node.js build through malicious Brotli data, reproducing execution through compressed HTTP responses and configured request parsers. The same inputs were rejected by the patched runtime. Imperva linked its Node2Shell and PHP2Shell research to the increasing speed of vulnerability discovery and exploit development. [2]

While Darktrace has not observed direct evidence of CVE-2026-109618 or CVE-2026-109619 exploitation, on October 21st we observed a six-month high in detections consistent with zero-day exploitation activity, representing a 64% increase compared to historic data. This increase has not been confirmed as related to the PHP vulnerabilities. Darktrace’s behavioral approach is designed to detect anomalous activity without relying solely on rules written for a specific exploit. Comparable increases were observed around the Log4j disclosure and other globally significant vulnerability disclosures.

AI-assisted vulnerability research

The PHP disclosure arrives as AI systems have become more capable at vulnerability research [3]. OpenAI launched Daybreak in June 2026, combining GPT-5.5-Cyber, Codex Security and partnerships with security researchers and software maintainers. OpenAI says its models have been applied to discovering and generating patches for vulnerabilities in browsers, network infrastructure, FreeBSD and the Linux kernel. Darktrace joined the OpenAI Daybreak Cyber Partner Program in June to explore how OpenAI's cyber capabilities could be integrated within Darktrace products and services [4][10].

OpenAI reported in August that Codex Security Cloud had analyzed more than 30 million commits across more than 30,000 codebases. According to OpenAI, Cloudflare uses models accessed through Daybreak to investigate customer-authorized code and combines findings with live traffic and security signals to assess whether affected routes are active or receiving suspicious traffic, with proposed mitigations and patches remaining subject to customer review [5][6].

Faster discovery still leaves defenders with the work of locating affected software, testing fixes and completing remediation. The PHP case shows that gap clearly, particularly when vulnerable runtimes are embedded inside other products.

Enterprise agents as an attack surface

Darktrace Signal Labs has also examined how a trusted enterprise agent could be abused after an attacker has already obtained access to an environment. In a controlled simulation, researchers demonstrated that, in that post-compromise scenario, the Claude platform’s memory stores feature could be abused to establish a live C2 channel between an external operator and internal Claude Code agents. The external operator was able to dynamically assign network discovery, credential access, and data exfiltration tasks to the agents via this C2 channel. Detection of the agents’ activities relied on the correlation of process creation and network traffic activity from agent harness processes, alongside behavioral analysis to identify deviations from expected behavior. Darktrace has not claimed it observed this memory-store command-and-control technique in operational attacks [7].

AI-assisted attacks in Japan

Evidence from Japan indicates AI being used for vulnerability scanning and attacks outside controlled research. On 21 October, JPCERT/CC published findings from an investigation into recent unauthorized access incidents affecting organizations in Japan. JPCERT/CC states that it confirmed attackers had used AI to scan for known vulnerabilities and conduct attacks through APIs. According to JPCERT/CC, its examination of attack infrastructure found evidence of Android application analysis, API discovery and testing for weaknesses including server-side request forgery, and the infrastructure also targeted services intended for users outside Japan [8].

JPCERT/CC does not identify ARTEX by name in that publication. The named ARTEX attribution comes from separate investigations, including Microsoft's analysis of Storm-0940.

AI in offensive operations

Microsoft describes ARTEX as an open-source, multi-agent penetration-testing system capable of automating activity with limited human interaction. Microsoft reported that Storm-0940, which it assesses to be a China state-aligned actor active since 2021, used ARTEX against hundreds of organizations, and Microsoft attributed the ConnectWise supply-chain compromise [9].

Microsoft observed ARTEX accelerating scanning, reconnaissance, password spraying and OAuth application abuse. Several ARTEX-driven operations reached privileged cloud access less than three hours after initial targeting. Following the ConnectWise compromise, Storm-0940 attempted to authenticate to more than 2,250 tenants at rates of up to 2,900 attempts per minute [9].

Darktrace Threat Research found activity in its own telemetry involving infrastructure later associated with the campaign. On 13 October, Darktrace recorded failed authentication activity involving 144.172.64[.]128, one of the addresses Microsoft later identified as performing sign-ins and Microsoft Graph activity in ConnectWise customer environments. Darktrace analysis identified 65 failed authentication attempts in around 20 minutes.

Figure 1: Darktrace Advanced Search showing failed authentication events involving 144.172.64[.]128 on 13 October 2026, (customer-identifying information redacted).

The telemetry establishes repeated failed authentication from infrastructure later associated with the campaign. It does not establish ARTEX execution or successful compromise. At the time of observation, Microsoft's later attribution was unavailable. Analysts therefore had the behavior itself: repeated failed authentication from the same source over a short period, together with any related identity, application or network activity inside the environment.

Microsoft documented a wider password-spray campaign against 327 accounts across eight organizations between 10 and 14 October. It recorded more than 151,000 failed logons, including more than 111,000 on 11 October, but no successful authentication, token issuance, Graph call or directory change from that campaign. Microsoft also reported that most Storm-0940 targeting was unsuccessful [9].

Where the actor progressed beyond authentication, Microsoft observed service-principal sign-ins followed by Graph and directory operations. Activity included reconnaissance, application credential changes and attempts to modify privileges. Microsoft recommends correlating service-principal sign-ins with Graph activity, directory changes and resource access [9].

Behavior before attribution

The PHP and ARTEX cases begin with different information. PHP defenders knew which software required urgent remediation but initially had limited information about exploitation. Process execution, file modification and outbound communication could still provide evidence of compromise.

The PHP and ARTEX observations also illustrate the difference between volume and impact. Darktrace observed broad scanning around the PHP disclosure, while the ARTEX-associated infrastructure produced concentrated authentication activity. Neither observation independently demonstrates compromise and in each case examining the behavior that follows the initial interaction is the investigative clue.

The Darktrace ARTEX-related observation began with authentication behavior. Microsoft publicly attributed the source infrastructure eight days later. That attribution added context, but it did not change what had originally been recorded in the environment.

AI is now present at several points in this cycle. Daybreak applies models to vulnerability discovery and remediation. Darktrace Signal Labs demonstrated how a trusted enterprise agent could be co-opted in a controlled environment. JPCERT/CC confirmed AI-assisted vulnerability scanning and API attacks in recent incidents. Microsoft documented ARTEX being used by Storm-0940 in active operations [4][7][8][9].

Microsoft's findings also show why scale and impact must be assessed separately. One ARTEX-associated campaign produced more than 151,000 failed logons without successful access, while other operations reached privileged cloud access in less than three hours. Security teams have to distinguish high-volume attempts from activity that progresses through authentication, privilege changes and resource access.

The evidence required to assess these cases remains familiar: authentication records, process execution, application and directory changes, file activity and network communication. AI can increase the rate at which those behaviors occur. Defenders still need to establish their sequence and impact.

Credit to Emma Foulger, Sam Lister, Dylan Evans, Moishe Tajtelbaum

References

[1] NCSC-NL, php2shell vulnerabilities (CVE-2026-109618, CVE-2026-109619), 21 October 2026. https://github.com/NCSC-NL/php2shell

[2] Imperva, https://www.imperva.com/blog/node2shell-from-brotli-data-to-remote-code-execution/

[3] Cyber Security Agency of Singapore, https://www.csa.gov.sg/alerts-and-advisories/alerts/al-2026-151/

[4] OpenAI, Daybreak: Tools for securing every organization in the world, 22 June 2026. https://openai.com/index/daybreak-securing-the-world/

[5] OpenAI Developers, Scaling cyber defenders with Daybreak, 21 August 2026. https://developers.openai.com/blog/scaling-cyber-defenders-with-daybreak

[6] OpenAI, Cloudflare links vulnerability discovery to defense with OpenAI, 21 October 2026. https://openai.com/index/cloudflare-cyber/

[7] Darktrace Signal Labs, Shared Memories as a Covert C2 Channel, draft research supplied for review.

[8] JPCERT/CC, Recent AI-Assisted Cyber Attacks in Japan: Investigating Attack Infrastructure and Techniques, 21 October 2026. https://blogs.jpcert.or.jp/en/2026/10/web_api_attacks.html

[9] Microsoft Security Research and Microsoft Threat Intelligence, AI-driven, large-scale nation-state campaign using ARTEX enables supply chain compromise, 21 October 2026. https://www.microsoft.com/en-us/security/blog/2026/10/21/storm-0940-uses-artex-agentic-ai-connectwise-supply-chain-compromise/

[10] Darktrace, Advancing the Use of Frontier AI in Cybersecurity: Darktrace Joins the OpenAI Daybreak Cyber Partner Program to Explore Defensive AI Integrations, 22 June 2026. https://www.darktrace.com/blog/advancing-the-use-of-frontier-ai-in-cybersecurity-darktrace-joins-the-openai-daybreak-cyber-partner-program-to-explore-defensive-ai-integrations

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Nathaniel Jones
SVP, Global Threat Intelligence

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October 23, 2026

Beyond the Fridge: Exposed Industrial Control Systems

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Introduction

In October 2026, hundreds of supermarkets across France were reportedly affected by a cyberattack targeting their refrigeration systems. According to public reports, the attackers gained access to internet-connected controllers and modified their settings, forcing refrigeration units into high and extremely low temperatures and causing significant disruption. Total losses have been reported to reach several million euros.

The incident drew attention to the security of industrial refrigeration systems, particularly older devices with exposed management interfaces and known vulnerabilities.

The exact details of how the attackers gained access have not been confirmed, however it is speculated that the public-facing web server could be accessed with the username “admin” and password being the current date. Researchers from Claroty’s Team82 identified a vulnerability in Danfoss AK-SM 8xxA Series in 2025, “CVE-2025-41450", allowing for administrative access using a time-based “code-of-the-day" for authentication [1].

Default credentials, outdated firmware and publicly accessible administrative interfaces have been an issue for years. And yet these systems continue to appear in internet scans and require little sophistication to gain admin access. A simple search of internet-connected devices shows a range of exposed devices from Programmable Logic Controllers (PLCs) and remote gateways, to, yes, more fridges.

Darktrace malware researchers identified hundreds of IoT and OT devices publicly exposed on the internet, many of which are configured with no authentication, weak credentials, or default credentials. As shown in Figure 1, an exposed Copeland XWEB web interface, used to manage Dixell equipment, including refrigerators, can provide the ability to remotely control connected devices.

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Figure 1: Copeland XWEB interface used to control systems including refrigerators and air conditioning.

However, it’s not only fridges; web management interfaces for industrial controls are also publicly accessible, often protected only by weak credentials. Figure 2 shows an example of a publicly exposed WAGO interface. The WAGO management interface is a configuration and administration panel for controllers. Through it, a logged-in user can view device details and diagnostics, manage user accounts and passwords, update firmware, back up or restore the full configuration, set the clock, and manage SD card storage. While it typically doesn’t manage switch outputs or read live process values, someone with access could still disrupt operation by changing network or Modbus settings, loading bad firmware or configurations, or by resetting passwords and enabling insecure services.

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Figure 2: WAGO Management interface.

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The issue extends beyond management interfaces. During our research, we identified publicly accessible web interfaces belonging to PLCs, including Rockwell Automation Allen-Bradley devices. In each case, the risk arises from how the devices have been deployed and configured, not from a flaw in the vendors’ products.

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Figure 3: Web interface for Allen-Bradley CompactLogix controller.

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Figure 3 shows the web interface of an Allen-Bradley CompactLogix controller. Unlike the previous examples, this interface provides a view into the controller's operation, including running tasks, network connections, memory usage and diagnostic information. Rockwell Automation's CompactLogix controllers are commonly used to automate industrial processes, from manufacturing and packaging lines to water treatment and material handling systems. Depending on their configuration, these controllers can operate motors, pumps, valves and other physical equipment.

Although in this example the interface shown does not provide direct control over the PLC's logic, it exposes information about the model, firmware, network layout, and connections, which is useful reconnaissance for a bigger attack.

The concern is not necessarily that every exposed interface allows an attacker to immediately manipulate industrial processes. However, these devices are accessible from the public internet in the first place, providing information about systems that may be responsible for controlling physical equipment.

The attacks on refrigeration systems in France highlight the consequences of poorly secured industrial devices. As demonstrated throughout this research, publicly accessible management interfaces are not limited to refrigeration controllers but extend to PLCs and other systems used to manage industrial equipment.

Finding these devices requires little effort. Internet scanners make it possible to identify publicly exposed interfaces quickly, and in some cases these interfaces rely on publicly documented default credentials or have no authentication at all. As attackers increasingly use AI tools, such attacks may be identified and carried out faster and at a greater scale.

The consequences of this access depend on the device and the functionality exposed. While some interfaces provide little more than diagnostic information, others allow users to modify configurations, disrupt communications, or change settings that affect physical equipment. In industrial environments, this can result in operational downtime, damaged equipment and financial losses.

Weak passwords, default credentials and exposed administrative interfaces are not new security issues. Yet their continued presence on internet-connected industrial systems demonstrates how easily preventable weaknesses can leave physical operations vulnerable to attack.

Exposed devices often come from third-party suppliers and contractors, who frequently install refrigeration controllers, gateways and PLCs without the organization ever being aware they are connected to the internet. Asset visibility remains an important foundation, but organizations should assume that some unknown assets and services will exist. Effective security therefore also depends on continuous monitoring, anomaly detection, network segmentation and rapid response, so that risky exposure and unusual activity can be identified and addressed before it becomes disruptive.

Darktrace helps security teams gain visibility across IT and OT and respond to risks: https://www.darktrace.com/products/operational-technology.

Copeland, Dixell, WAGO, Rockwell Automation, Allen-Bradley and CompactLogix are trademarks of their respective owners. Their use here is for identification only and does not imply any affiliation with or endorsement by those owners.

References

1.        https://claroty.com/team82/research/freeze-the-controller-defrost-the-food-uncovering-vulnerabilities-in-danfoss-refrigeration-controllers

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About the author
Tara Gould
Malware Research Lead
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